Archives mensuelles : novembre 2012

La TV à Brest et à Traon Bihan

Cette semaine, la ville de Brest accueillait l’équipe de l’émission de Laurent Boyer de France 3 « Midi en France ».

Pendant 5 jours en direct sur la Place de la Liberté (et souvent sous la pluie et le vent, c’est 2012 !!), ils ont mis en avant notre ville, son potentiel maritime, culturel, agricole, artisanal….. avec des intervenants en direct et divers documentaires tournés quelques jours au préalable.

Ce vendredi 23 novembre, un reportage était consacré au BIO et plus précisément au BIO dans les cantines, intitulé : « Nos cantines Bio » avec la Ferme de Traon Bihan et son yaourt servi dans les écoles publiques brestoises chaque mois.

Voici le lien de ce reportage, la ferme y apparaît très brièvement mais on y reconnaît sa très célèbre « POMPONNETTE », notre vache marron aux grandes oreilles !! :

http://www.pluzz.fr/midi-en-france–2012-11-23-10h45.html

Forum le 30….

Forum Circuits courts et de proximité

L’économie sociale et solidaire par la mise en pratique de ses valeurs de coopération et son lien étroit avec les territoires représente une opportunité pour le développement de l’emploi dans les circuits courts et de proximité (CCP).

Ce forum principalement destiné à un public de décideurs, mettra en lumière des initiatives nationales, régionales et locales dans les thématiques telles que l’éco-mobilité, l’énergie citoyenne, les monnaies complémentaires…

Le rôle de l’économie sociale et solidaire dans le développement des circuits courts et de proximité sera la question centrale de cette journée.

Forum Circuits courts et de proximité

Les circuits courts et de proximité

Les circuits courts et de proximité(CCP) alimentaires et non alimentaires se développent fortement depuis quelques années. La volonté délibérée de limiter le nombre d’intermédiaires et la proximité géographique sont deux critères importants de caractérisation. Des valeurs de coopération, de territoire en transition et d’innovation sociale ont favorisés l’implication des entrepreneurs sociaux et des acteurs de l’économie sociale et solidaire sur ce secteur.

  • Quel peut être le rôle de l’économie sociale et solidaire dans le développement des circuits courts et de proximité ?
  • Quels sont les limites et les atouts du modèles coopératifs pour ces nouveaux marchés ?
  • Quels sont les leviers d’action possibles à moyen terme ?

Cette journée de travail tentera de répondre aux questions des acteurs de l’ESS et des partenaires.

Un forum pour les acteurs de l’ESS et les sympathisants

Ce forum est résolument orienté pour des décideurs publics et privés. Les regards croisés autours des initiatives nationales, régionales et locales devraient permettre de contribuer à l’émergence de nouveaux projets.

Programme

8h30 Accueil des participants

9h00-9h15 Mot d’accueil

9h15-10h15 Conférences introductives

  • « La dynamique des circuits courts et de proximité »
  • « L’exemple de la consommation collaborative »

10h45-11h15 Allocutions

11h15-12h45 Table ronde « Initiatives de circuits courts alimentaires »

12h45-14h00 Pause déjeuner

14h00-15h30 Trois ateliers en simultané :

  • Financement participatif : Le financement par la foule pour les acteurs de l’ESS ?
  • Consommation collaborative, achats groupés et recyclerie : Quelle contribution de l’ESS au développement de ce secteur ?
  • Ecomobilité, une autre manière de se déplacer : Ecomobilité et ESS quelles collaborations possibles ?

16h00-17h30 Trois ateliers en simultané :

  • Energie en circuit court : Quelles sont les atouts et limites au modèle coopératif ?
  • Monnaie complémentaire et solidaire : Monnaies complémentaires et solidaires, des outils pour développer les circuits courts et de proximité ?
  • Culture et proximité : Comment créer une offre culturelle de proximité ?

18h00-18h30 Restitution des travaux en séance plénière

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Forum Circuits courts et de proximité
Programme 30 novembre 2012 Brest

Un programme construit avec les acteurs de l’ESS du territoire

Un espace de travail dématérialisé a été spécialement conçu pour permettre au groupe de travail de construire chaque atelier autour de la problématique commune de la place de l’ESS dans le développement des circuits courts et de la problématique de la thématique traitée.

Entrée libre sur inscriptions

Inscriptions par e-mail sur Ecosol

Organisateurs

Organisé par Brest métropole océane avec le soutien de la Région Bretagne et du département du Finistère et en partenariat avec les acteurs ESS locaux.

Vendredi 30 novembre 2012 de 8h30 à18h30, Université V.Segalen, Brest.

La ferme dans les alpages…..

La ferme s’échappe dans les alpages ce samedi 17 novembre….

La ferme est partenaire de cette 27ème édition du Festival Européen du Film Court de Brest et propose une collation après la séance intitulée « TOUS AUX ALPAGES ».

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Tous aux alpages !

 Samedi 17 novembre – 14h, Le Quartz, Grand Théâtre

Dès 6 ans Tarif unique > 5 €

Envolez-vous vers un autre pays pour une séance suisse haute en couleur. Jeunes et moins jeunes, venez découvrir ou re-découvrir des petites perles du court métrage suisse et profiter d’un moment en famille autour d’un spectacle et d’un goûter des alpages.

Alptraum – This Lüscher
Fiction / 3’ / 2007

Der grosse bruder – Jesús Pérez & Elisabeth Hüttermann
Animation / 6’ / 2011

Circuit marine – Isabelle Favez
Animation / 8’ / 2003

Il neige à Marrakech – Hicham Alhayat
Fiction / 15’ / 2006

Der kleine vogel und das blatt – Lena von Döhren
Animation / 4’ / 2012

Sainte Barbe – Claude Barras & Cédric Louis
Animation / 8’ / 2007

Au coeur de l’hiver – Isabelle Favez 
Animation / 7’ / 2012

La limace – Anthony Vouardoux & Tania Zambrano Ovalle
Fiction / 6’ / 2005

Avec la compagnie suisse Les Batteurs de Pavés et leur Conte Abracadabrant.

  Un bon CHOCOLAT CHAUD au bon lait BIO de Traon Bihan

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et le bon FROMAGE BLANC lissé à déguster après la projection !

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On rapporte des photos….

Un lien vers le Festival : http://www.filmcourt.fr/Accueil-Festival-2012-5587-0-0-0….

A SUIVRE……

Dans notre sillage…..

Je vous l’avais suggéré il y a quelques jours dans une autre note, le dernier « Sillage » (magazine de BMO) propose un dossier sur les CIRCUITS COURTS.

Différentes initiatives sont présentées (AMAP, paniers, restaurants ou cantines en approvisionnement local…) et un zoom tout particulier sur la Ferme de Traon Bihan, qui travaille prioritairement au plus proche et privilégie une distribution de ses produits dans sa ville, Brest-même !

Pour nous lire et suivre notre sillage :

http://www.brest.fr/fileadmin/user_upload/flipbook/sillage155/index.html#/8/

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Et très prochainement dans le cadre des conférences de l’Economie Solidaire, une journée colloque à la Fac Ségalen de Brest axée justement sur ces CIRCUITS COURTS, la Ferme y témoignera l’après-midi à la table ronde consacrée aux circuits courts alimentaires.

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On en reparle….

A SUIVRE….

Le mot de la semaine…..

Le seul MOT de la semaine : YAOURT

Une semaine dans le YAOURT, fabrication de yaourts, yaourts, yaourts et encore des yaourts !!!

Mais pas n’importe quel yaourt….

Le bon « Yaourt Bio de Traon Bihan » !

Nature, sucré ou à la fraise, à la vanille, au citron, à l’abricot, au fruits des bois et la nouveauté à la NOIX DE COCO

Un bon yaourt doux et crémeux que petits et grands apprécient tous autant et que les petits écoliers brestois des écoles publiques retrouveront jeudi prochain en dessert.

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A SUIVRE…..

Encore la Charte

Après l’épisode festif et chaleureux du lancement de la Charte des Jardins Partagés (cf note précédente) en octobre au Jardin d’Edern, l’heure était aujourd’hui à son lancement OFFICIEL et la SIGNATURE de celle-ci par des partenaires institutionnels comme BMO, le Conseil Général ou encore la CAF du Finistère.

Cet après-midi à 16 heures, 3ème fois en 1 mois et demi, les jardiniers partagés de Brest-même ou alentours (et il existe désormais plus de 60 jardins partagés !) se sont retrouvés à Vert Le Jardin (l’association coordinatrice de ces jardins) pour un rendez-vous avec les élus et un bon GOÛTER !

La batterie de l’appareil, émue de rencontrer Mr Le Maire et le Président du Conseil Général a lâché au bout de quelques minutes !!!!

Heureusement, on a quand même eu le temps de flasher Mr Cache-Pot qui s’était mis sur son 31 :

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D’autres photos à suivre, on l’espère…..

A SUIVRE…..

De quoi réfléchir…..

Comme je paresse à vous écrire de longues proses écolo-bio-pédago-rigolotes comme je sais si bien le faire, les vacs de Toussaint seront l’occas de se cultiver et de s’imprégner de jolis écrits ou docs (cf autres notes de la semaine) découverts ou que l’on nous a fait découvrir et que l’on veut partager avec le plus grand nombre, comme cet article du Monde paru très récemment !

Bonne lecture….

Les paysans survivront !

LE MONDE | 22.10.2012

Des agriculteurs moissonnent avec un tracteur un champs de blé en août 1938 en France.

Un millénaire chasse l’autre. Dans un livre récent, Le Temps des laboureurs (Albin Michel, 374 p., 24 euros), consacré au second espace de mille ans, celui qui commence au XIe siècle, Mathieu Arnoux, grand ruraliste devant l’Eternel, dresse la figure pacifique et durable du laboureur, héros éponyme du beau Moyen Age et d’une croissance économique jusqu’alors sans exemple : elle ne se termine que dans la première moitié du XIVe siècle.

Le laboureur et le vilain, le gros fermier et le manouvrier (saisonnier), forment ainsi le couple auguste qui, tant bien que mal, survivra dans nos campagnes pendant plus de neuf siècles. Néanmoins, la peste noire et les guerres de Cent Ans de 1348 à 1450 détruisent à plus de 50 % ce peuplement rural de la France d’autrefois avec sa double nature, exploitante et prolétarienne.

La renaissance démographique de 1450 à 1560 rétablit l’agreste duo dans son intégrité de l’avant-peste : 20 millions d’Hexagonaux (l’Hexagone virtuel est une figure géographique commode), dont 18 millions de paysans socialement structurés comme précédemment. Cette masse humaine est stable, malgré les blessures anti-populationnistes, vite réparées, que lui infligent de temps à autre les guerres bourbonniques et louis-quatorziennes.

Le XVIIIe siècle est témoin d’un essor des peuplements agraires, équilibré, sans plus, par le développement économique du temps des Lumières. La Révolution française libère la paysannerie du « joug » seigneurial, un joug qui n’était pas toujours aussi pesant qu’on le dit puisque la seigneurie fonctionnait, comme le soulignera Fernand Braudel, en tant qu’agent éventuel du développement de l’économie sur son territoire.

La paysannerie survit comme telle, malgré les souffrances des guerres de la Révolution et de l’Empire, par rapport aux pertes d’un à deux millions de personnes que lui ont infligées ces conflits. Le XIXe siècle, jusque vers 1860, voire 1870, marque l’apogée, en volume, du bloc agraire de la nation : plus de 30 millions de ruraux. L’Hexagone, en dépit des faibles rendements agricoles, est cultivé comme un jardin. Plus spectaculaire sera la chute. Dès la fin du Second Empire et sous la IIIe République, le reflux campagnard est amorcé.

Bientôt, dès 1913, la population active non agricole est en voie de rattrapage vis-à-vis de sa consoeur paysanne. Le massacre de 1914-1918 éprouve davantage la jeunesse villageoise que ce n’est le cas pour les ouvriers : ils sont souvent affectés spéciaux dans les usines d’armement.

La dépopulation rustique continue dans l’entre-deux-guerres ; elle est ensuite freinée à l’époque de l’occupation allemande, tant le secteur agricole, donc alimentaire et vital, s’avère indispensable dans un pays privé d’importations de nourriture : pour un certain nombre d’agriculteurs, les années 1940-1944, si déplorables qu’elles fussent à leur égard, ne furent pas les pires qu’ils aient jamais connues, compte tenu des très rudes épreuves que leur avait infligées la crise mondiale lors de la quatrième décennie du XXe siècle.

M. et Mme Grenadou, cultivateurs beaucerons, avaient même prospéré sous Vichy tant leurs produits se vendaient bien. Mais bien sûr, il y eut les déportations, les bombardements, les exécutions sommaires, etc. Inutile d’insister à ce propos. L’après-guerre, les « trente glorieuses » et le tournant des XXe-XXIe siècles ont affecté les zones rurales. Nous sommes, en fait de démographie agricole, plus rabaissés qu’en 1450, la situation est pire, si l’on peut dire, puisque même en cette époque maudite, il y avait davantage de personnes employées à la terre, à l’herbage et à la forêt que ce n’est le cas de nos jours.

Sous Charles VII, il y avait, dans l’Hexagone virtuel, plus étendu que ne l’était le royaume proprement dit, plus de 9 millions de ruraux parmi lesquels 95 % de cultivateurs et cultivatrices. En 2012, on est loin du compte, les terroirs agricoles sont dépeuplés, et l’on n’imagine pas une démographie rurale équivalente à celle, si maigrichonne soit-elle, dont bénéficiait la France vingt ans après le bûcher de Jeanne d’Arc (1431).

Qu’adviendra-t-il de l’agriculture française dans ces conditions ? A titre comparatif, aux Etats-Unis, lors de la Grande Dépression des années 1930, certains théoriciens, très théoriques en effet, imaginaient volontiers une économie « étasunienne » sans secteur agricole, celui-ci étant considéré comme trop peu rentable et devant disparaître en conséquence au profit de branches productives plus avantageuses, situées hors des professions traditionnelles des Farmers. Les visions futurologiques de ce genre étaient utopiques.

Ce qui s’est vraiment produit aux Etats-Unis, c’est l’abandon éventuel des terres les moins rentables, ainsi que le gigantisme accru des exploitations terriennes d’outre-Atlantique. Pour celles-ci, l’unité de base est dorénavant, dans bien des cas, le millier d’hectares, et non pas la dizaine ou la centaine d’hectares, comme c’est le cas, en revanche, en France, voire dans d’autres pays d’Europe.

Notre agriculture française survivra elle aussi, semble-t-il. Elle se maintiendra, au titre de chaque exploitation survivante, sur une superficie mise en valeur de plus en plus vaste par regroupements terriens. Les vignerons feront exception. Mais les grands fermiers « macro-entrepreneurs rustiques » rassemblent d’un seul tenant et rassembleront plus encore les domaines, certes contigus, qui continueront, eux, à dépendre de propriétaires différents. Ce devenir affectera surtout les terroirs de plaines ou de contrées relativement planes et recouvertes, si possible, de limons fertiles. Il est vrai que l’usage souvent massif des engrais et des pesticides permet déjà d’augmenter les rendements de façon considérable au détriment de l’environnement. Ce faisant, les agriculteurs, et ils le savent fort bien, prennent des risques génétiques peut-être considérables pour leur descendance.

L’agriculture bio est-elle une solution ? En principe, oui, mais le producteur travaille toujours ou presque toujours à la marge de la profitabilité : il n’envisage pas volontiers, on le comprend, pour mieux préserver l’environnement, d’éroder les maigres profits qu’il attend de son activité.

J’ai parlé de l’installation préférentielle des exploitations agricoles dans les plaines, où le sol est éventuellement plus fertile et où l’utilisation des machines, volontiers gigantesques, permet de réduire les coûts… à coups d’emprunts préalables. Mais dans cette hypothèse également, l’agriculture de plaine entre en compétition avec d’autres investissements, porteurs de profits plus considérables.

La construction de maisonnettes dans la plaine de Caen, sur un rayon de plusieurs kilomètres ou davantage aux alentours de la ville, dévore préférablement des sols limoneux et fertiles ; ils sont dorénavant perdus pour la production agricole, celle-ci indispensable néanmoins pour l’export et pour l’alimentation des milliards d’individus supplémentaires ; ceux-ci viendront s’ajouter aux chiffres de population mondiale déjà existants. Les mêmes réflexions s’imposent à propos de l’établissement de larges autoroutes et d’aéroports immenses, eux-mêmes grands amateurs de terrains plats.

L’agriculture de montagne est abandonnée, et pour cause, dans les vallées alpines et ailleurs. Les vignerons, oléiculteurs, jardiniers et même céréaliculteurs du Languedoc avaient imaginé, à flanc de coteaux des Cévennes ou des pré-Cévennes, une production agricole installée sur des terrasses artificiellement étagées sur des pentes de collines, voire de montagnes.

Ces terrasses avaient coïncidé avec la mise en valeur agricole croissante des terroirs méridionaux lors des XVIIIe, voire XIXe siècles. Il n’est évidemment pas question de recultiver ces prodigieux escaliers d’agriculture ou de viticulture, tant le travail fait uniquement à la main ou à la rigueur avec des mules y était pénible et, c’est le cas de le dire, assez peu rentable.

La formidable augmentation des rendements du blé, froment et autres céréales d’une quinzaine de quintaux à l’hectare (ou moins encore au XVIIe siècle) jusqu’à 100 quintaux à l’hectare, plafond presque indépassable de nos jours, est un bienfait pour nos exportations frumentaires vers les pays déficitaires en production des grains au sud de la Méditerranée et ailleurs. Mais il y a un prix à payer : dans les campagnes de l’ouest de la France, les terres schisteuses à très faible épaisseur de sol arable sont devenues porteuses de moissons assez considérables… et les coccinelles ont disparu, victimes des insecticides. Les bleuets et les coquelicots qui cernaient autrefois les vastes parcelles labourées, puis emblavées, se sont évanouis, si l’on peut dire, dans la nature.

Il ne sert évidemment à rien de gémir, puisque, à cette liste quelque peu impressionniste des divers méfaits subis par l’environnement rural, on pourrait ajouter bien d’autres phénomènes du même genre. Ne parlons pas des flatulences des vaches et autres bovidés : elles contribuent, à force de méthane, au réchauffement du climat, en compétition avec le CO2. L’évocation du réchauffement mondial n’est pas inutile.

La situation, quant à ce problème, n’est pas très différente de celle que nous venons d’évoquer pour l’agriculture de plus en plus industrialisée. D’une part, le plus grand nombre des Européens, sinon des Américains, fait preuve d’une prise de conscience désormais perspicace quant aux périls « calorifiques » issus de l’accroissement d’injections atmosphériques des gaz à effet de serre. Mais d’autre part, très peu parmi les citoyens du Vieux Continent, notamment paysans, acceptent d’envisager, de façon concrète, une réduction de l’usage de l’automobile et de la motorisation en général.

Le problème est presque insoluble : les désirs de confort de nos populations, en soi légitimes, sont en contradiction flagrante avec les exigences, elles aussi fondées, du respect de l’environnement sous ses diverses formes. La pensée hégélienne elle-même, amoureuse des propositions contradictoires et de leurs solutions dialectiques, s’y casserait les dents, qu’elle avait pourtant fort longues.

Emmanuel Le Roy Ladurie, de l’Académie des sciences morales et politiques. Professeur honoraire au Collège de France, ex-administrateur général de la Bibliothèque nationale. Né en 1929, il a été un des pionniers de la micro-histoire avec « Montaillou, village occitan » (Gallimard, 1975). Il est l’auteur d’une « Histoire humaine et comparée du climat » en trois volumes (Fayard, 2004-2009) et de « La Civilisation rurale » (Allia, 62 pages, 6,20 €)

Les 15es Rendez-vous de l’histoire à Blois, consacrés aux paysans, se sont tenus du 18 au 21 octobre

Emmanuel Le Roy Ladurie

Les moissons du futur

Comment nourrir les 9 milliards d’habitants annoncés en 2050 ?

Une émission de télévision a convaincu Marie-Monique Robin de poursuivre ses investigations sur l’urgence de produire autrement. Président de l’Association nationale de l’industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu’aucune alternative aux pesticides n’était possible et qu’une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ? Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux – pollution, énergie et santé publique – ne sont jamais pris en compte.

Un documentaire à découvrir, à revoir et à faire partager :

http://videos.arte.tv/fr/videos/les-moissons-du-futur–69…


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A SUIVRE….

Bio & Cohérent

La Ferme de Traon Bihan est BIO, je ne vous l’apprend plus, je l’espère !

Elle est inscrite dans une démarche respectueuse de l’environnement, suit les directives d’un cahier des charges spécifique et est certifiée par un organisme habilité à contrôler le fonctionnement, les pratiques et vérifier si ce cahier des charges est réellement appliqué.

Qu’est-ce que l’Agriculture Biologique ?

L’Agriculture biologique se définit comme un système de production agricole, durable pour tous les opérateurs, qui privilégie la qualité des aliments, dans un objectif de santé pour les consommateurs, et qui n’entraîne pas de risques à long terme et à court terme pour l’environnement.
En bio, les produits chimiques de synthèse ne sont pas autorisés, les animaux disposent d’espaces suffisants pour vivre, les traitements antibiotiques sont limités, les Organismes Génétiquement Modifiés sont interdits…

Que garantit l’Agriculture Biologique ?

· Respect de la vie du sol par des pratiques agronomiques spécifiques
· Respect des équilibres naturels
· Respect du bien être animal
· Respect du consommateur par la vente de produits contrôlés
· Respect des équilibres économiques locaux

Des LOGOS désormais repérés et reconnus :

La marque AB

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D’utilisation volontaire, la marque AB permet aux professionnels qui le désirent et qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière spécifique leurs produits.

Elle guide le consommateur et facilite son choix grâce à une reconnaissance visuelle rapide.

Propriété exclusive du ministère français en charge de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la marque AB garantit à la fois :

– un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal,
– le respect de la réglementation en vigueur en France,
– une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.

Le logo européen

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Le logo européen « Agriculture Biologique » a pour objet d’aider les consommateurs à repérer les produits biologiques. Sa présence sur l’étiquetage assure le respect du règlement sur l’agriculture biologique de l’Union européenne.

Il peut être appliqué sur les produits qui :

– contiennent au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique,

– sont conformes aux règles du système officiel de contrôle et certification, 

– portent le nom du producteur, du préparateur ou du distributeur et le nom ou le code de l’organisme de  certification.

Le logo européen, auparavant facultatif, est devenu obligatoire le 1er juillet 2010 sur les nouveaux étiquetages des produits alimentaires préemballés. Il reste facultatif pour les produits importés. Dans tous les cas où il est utilisé, doivent figurer à proximité l’indication du lieu de production des matières premières agricoles composant le produit sous la forme : «Agriculture UE», «Agriculture non UE» ou « Agriculture UE/non UE », avec la possibilité de mentionner le pays, ainsi que le numéro de code de l’organisme certificateur.

Mais la Ferme de Traon Bihan à également choisi d’être COHERENTE, et elle a choisi de s’inscrire et d’adhérer à « BIO COHERENCE », que beaucoup connaissent moins, elle est repérée par le logo suivant :

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Et la « Bio Cohérence », c’est quoi alors ?

« Une nouvelle marque pour des produits bio engagés du producteur au consommateur pour une agriculture biologique respectueuse des équilibres environnementaux, sociaux, et économiques » 

Bio Cohérence est une démarche de progrès vers une agriculture toujours plus respectueuse de l’environnement, évoluant en lien avec les Hommes et les Territoires.

Pour cela, une association du même nom a été créée en 2010 par différents acteurs professionnels de la bio. Elle rassemble toute personne, du producteur au consommateur, souhaitant s’impliquer dans cette dynamique et dans une réflexion commune sur les orientations que doit prendre cette agriculture biologique.

C’est enfin une marque attribuée aux produits respectant les exigences de l’association à tous les échelons de la filière. Bio Cohérence est la garantie d’une consommation plus responsable, soutenant des modes de production, de transformation et de distribution plus durables et plus équitables.

Pour en savoir plus, un site : http://www.biocoherence.fr/

Les produits laitiers fabriqués à la ferme avec le fameux logo de la vache qui mange une marguerite (bio !) derrière le pont de Recouvrance (de Brest même !) ont le plus de la « Marque BIO COHERENCE » :

La marque Bio Cohérence permet aux producteurs de :

  • valoriser leurs pratiques
  • rendre visible leur engagement pour une agriculture biologique exigeante
  • adhérer à une démarche participative et évolutive
  • participer pleinement à un modèle agricole en accord avec ses convictions profondes

La marque Bio Cohérence permet aux distributeurs et aux transformateurs de :

  • bénéficier d’un repère  d’achat et de qualité
  • participer et être assurés d’une démarche de progrès environnemental, social et économique

Enfin, pour les consommateurs, la marque Bio Cohérence c’est :

  • Une démarche citoyenne
  • Une garantie supplémentaire de qualité

En conclusion :

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La Ferme de Traon Bihan et ses produits laitiers sont BIO & COHERENTS !!!

A SUIVRE…..

Les autres parlent de nous…..

Puisque le cerveau de la fermière est en pause « syndicale », laissons la place aux autres qui parlent aussi de la ferme et en surfant sur le Net, on fait des découvertes, parfois on n’est même pas au courant de certains articles.

En voici 2 par exemple, dernièrement sur le journal brestois « côté Brest » :

 http://www.cotebrest.fr/2012/10/23/deux-semaines-de…

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Et encore un autre dans l’Express au mois de juin 2011, même certains brestois célèbres » parlent de nous sans qu’on le sache :

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Et justement quand on parle de médias et journalistes, prochainement à venir, de nouveaux reportages sur la Ferme de Traon Bihan :

dans le prochain Sillage de novembre, au sujet des « circuits courts »

dans la venue prochaine de l’émission « Midi France » de France 3 avec un reportage sur le bio dans les cantines brestoises

Dès qu’on en sait plus, on vous fait signe….

A SUIVRE…..